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L’installation d’un tableau électrique de répartition au sein de l’habitation doit répondre à des règles précises : la norme NFC 15-100 en France ou le Règlement Général sur les Installations Électriques (RGIE) en Belgique par exemple. L’alimentation électrique d’un logement répond avant tout à des objectifs de sécurité des équipements et de la protection des personnes (risques d’électrocution), mais doit également apporter les solutions aux exigences de confort de la vie moderne.

Pour se faire, le tableau électrique rassemble autant d’éléments que nécessaire dans une maison. Il est donc adaptable et modulaire. Mais, qu’est-ce qui le compose ? Quelles sont ses installations électriques propres ? Comment sont définis les différents circuits et appareils électriques raccordés ? Comment s’assurer de son bon fonctionnement ? Ces questions vont nous permettre de mieux appréhender ce qu’est le tableau électrique et de démystifier la complexité de ses équipements.

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Les différents schémas domestiques au sein de la maison

Une habitation regroupe l’ensemble des points électriques nécessaires au bon fonctionnement de tous les appareils. C’est donc l’ensemble des gaines techniques du logement qui apportent la fée électricité en différents points de la maison, grâce aux câbles de cuivre. Ils sont au nombre de trois pour le courant monophasé domestique :

  • la phase (qui amène le courant dans l’habitation) ;
  • le neutre (rôle de répartition) ;
  • la terre (raccordement au fil de terre pour la sécurité).

Parfois, un quatrième fil peut exister (fil pilote pour centrale de programmation, système de va-et-vient, etc.). Mais, les trois premiers câbles sont impératifs pour que les circuits soient aux normes.

Ces circuits sont eux-mêmes répartis en trois grandes familles :

  • les circuits « courants faibles » (circuit d’éclairage) ;
  • les circuits « courants forts » (prises de courant ou chauffage électrique) ;
  • les circuits « courants dédiés » (chauffe-eau électrique, lave-linge, plaque de cuisson électrique, volets roulants, etc.).

C’est donc l’ensemble de ces circuits (qui diffèrent de par leur dimensionnement et leur composition) qui vont définir comment le tableau électrique doit être équipé et quels éléments doivent le composer pour que les normes puissent être respectées (RGIE ou norme NFC 15-100).

Comment se compose l’armoire divisionnaire électrique de la maison ?

L’armoire électrique (tableau électrique) se compose d’appareillages modulaires et d’éléments qu’impose le schéma électrique de l’habitation.

Par exemple, le premier appareillage modulaire peut correspondre aux courants faibles, le second aux courants forts, etc. Les borniers, interrupteurs différentiels, le module parafoudre, le disjoncteur général, les télérupteurs, le contacteur jour et heures creuses sont autant d’équipements qui seront également présents pour d’autres fonctions.

Les appareillages modulaires, disjoncteurs divisionnaires en ligne

Un module s’apparente à une ligne de disjoncteurs les uns à la suite des autres. Tous les disjoncteurs d’une même ligne sont posés sur un même rail métallique qui les supporte. Ils sont reliés par des peignes conducteurs ou des ponts de câble. Ainsi, la phase rentre et ressort par le même disjoncteur qui possède un pouvoir de coupure sur le circuit auquel elle appartient.

Ces disjoncteurs sont précédés en tête de ligne par un interrupteur différentiel qui assure la sécurité des personnes, mesurant en permanence la quantité d’électricité qui rentre et celle qui ressort pour ainsi déterminer tout courant de fuite et isoler instantanément le circuit défaillant. Cela prévient les risques d’électrocution.

Voici un exemple d’une même ligne de modules de courant faible pour l’éclairage : on peut avoir le premier disjoncteur qui relie le circuit d’éclairage de la cuisine et du séjour, le deuxième qui relie le circuit d’éclairage des chambres, etc. Attention, l’ensemble d’un module doit respecter les intensités admises par les disjoncteurs ainsi que par les sections des câbles utilisés, sous peine de ne pas obtenir le certificat de conformité attestant de la sécurité de l’installation.

Les borniers assurent la mise en commun du neutre et de la terre

Au sein d’un tableau électrique, on trouve également des borniers, permettant la mise en commun des câbles de neutre (bleu) ou de la terre (vert et jaune). Comme nous l’avons vu précédemment, seul le câble de phase est relié à un disjoncteur.

Il reste donc les câbles du neutre et celui de la terre à raccorder quelque part. Tous les neutres sont alors mis en commun sur un bornier qui les relie tous vers le disjoncteur général et tous les câbles de terre sont mis en commun vers l’équipotentialité de mise à la terre. Les borniers sont d’énormes dominos qui peuvent accueillir de nombreuses sections de câbles.

Le disjoncteur général, lien entre tableau et compteur électrique

Le disjoncteur général est celui qui va servir de lien entre le compteur électrique de l’habitation et le tableau électrique. Il veille à ce que le courant consommé par l’ensemble du tableau ne dépasse pas la puissance souscrite.

Il possède également un pouvoir de coupure qui lui permet d’isoler automatiquement l’ensemble des installations électriques s’il détecte un courant de fuite qu’un autre disjoncteur différentiel n’aurait pas détecté, pour cause d’endommagement ou de mauvais calibrage. C’est une sécurité de plus.

Les composants restant au sein d’un tableau électrique

Une fois que nous avons identifié les composants énumérés, il reste quelques éléments à prendre en compte :

  • les circuits de chauffage (dans le cas des radiateurs électriques) sont placés sur des disjoncteurs dédiés et ils font l’objet d’une ligne qui leur est réservée également ;
  • les VMC ou volets roulants sont des éléments qu’il faut également poser sur des circuits dédiés, afin de les isoler de circuits potentiellement trop forts en intensité ;
  • les télérupteurs sont posés dans le tableau électrique également, ils servent à regrouper un circuit possédant plus de deux commandes (lumière avec trois interrupteurs) ;
  • les contacteurs jour ou délesteurs sont également posés dans le tableau lorsque l’offre du fournisseur d’énergie propose une telle option ;
  • les tableaux de domotique ou de communication (Wi-Fi intégré, commandes lumières, interactions diverses) peuvent être insérés au tableau électrique ;
  • etc.

Bien d’autres appareillages peuvent être posés dans le tableau électrique (horloges, compteurs de circuit indépendant, etc.) selon les besoins de chaque installation électrique et de chaque habitation.

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Le triphasé, une exception encadrée

Certains clients ont des besoins spécifiques en matière de consommation électrique (professionnels, soudeurs amateurs à grosse puissance, agriculteurs, etc.). Pour cette raison, il existe une possibilité de raccordement au réseau permettant l’arrivée non pas d’une phase sur l’installation électrique, mais de trois phases, d’où son nom : le triphasé.

Ce type d’offre reste peu répandu et doit répondre à des besoins précis et motivés. Cela impacte l’installation et en augmente le coût. Le tableau doit prendre en considération ces trois phases et être paramétré en conséquence. Réfléchissez bien avant de procéder à une telle installation, car coûteuse et plus lourde, elle tend à disparaître tant les appareils électriques évoluent pour s’en affranchir de plus en plus.

Le panneau pré-monté aux normes

Il existe des tableaux électriques pré-équipés qui répondent aux normes en vigueur. Ils peuvent répondre aux besoins et équipements standards d’une habitation type. Cela permet d’économiser du temps sur la réalisation du tableau électrique et garantit une sécurité accrue grâce à l’assurance du fabricant contre les défauts d’isolement ou les courts-circuits, qui peuvent apparaître à la suite d’une mauvaise manipulation.

Il ne faut pas oublier que le recours aux services d’un professionnel garantit l’accès à un matériel complet et à une pose adéquate. Mais, trouver un fournisseur qui vous accompagne dans la conception du circuit et fournit du matériel garanti tout en vous laissant le soin de la pose, c’est un compromis entre économies et apprentissage.

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