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Comment brancher une VMC ?

Vous avez décidé d’installer vous-même votre VMC. Ce chantier est loin d’être insurmontable, mais quelques conseils ne sont pourtant pas à négliger pour que les branchements soient dans les normes. Mais alors, comment brancher une VMC à deux vitesses ou hygroréglable et de quel matériel avez-vous besoin ? Faut-il la laisser tourner en permanence ? Pourquoi installer un interrupteur et où le placer ? Est-il question d’un disjoncteur ? Ce guide est là pour vous accompagner dans les différentes étapes et pour vous aider à tout savoir sur l’installation d’une VMC. Vous pourrez ainsi agir vous-même quand le recours à un professionnel ne sera pas indispensable.

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Comment brancher une VMC à deux vitesses ?

Si vous possédez une VMC nouvelle génération, le principe est que celle-ci fonctionne en permanence pour contrôler l’hygrométrie de votre habitation. Généralement, pour ce type de VMC, vous devrez mettre en place un interrupteur à deux vitesses.

Sur un modèle à vitesse unique, aucune manipulation de votre part n’est nécessaire : le tableau électrique suffit pour alimenter l’installation. Sur un modèle de VMC à deux vitesses, en revanche, il faut installer un interrupteur.

Avant de débuter le raccordement de votre interrupteur de ventilation mécanique à deux vitesses, n’oubliez pas que cette ventilation possède 4 fils électriques :

  • un fil bleu neutre ;
  • un fil vert-jaune pour la terre ;
  • deux fils de phase, généralement rouges, à relier aux deux vitesses.

Pour réaliser tous les branchements, référez-vous au schéma de câblage électrique fourni avec l’équipement. Comme expliqué sur le document, il ne vous reste plus qu’à brancher votre VMC en suivant ces étapes :

  • brancher le fil de phase (normalement rouge) sur la borne L de l’interrupteur ;
  • brancher les fils de neutre (normalement bleu) sur la borne N et la terre (normalement jaune-vert) sur le moteur de la VMC ;
  • relier l’interrupteur de votre VMC et le moteur ensemble, à l’aide des deux fils (un sur chaque vitesse, en se fiant au pictogramme concordant sur le bouton de la commande).

Le reste de l’aménagement du branchement de la VMC (les fixations, les trous à percer, le tirage de câble, la boîte d’encastrement à poser) demeure standard. Une fois terminé, il ne vous reste plus qu’à remettre le courant et tester que tout fonctionne correctement.

Voici le matériel dont vous aurez besoin :

  • un interrupteur de VMC à deux vitesses ;
  • une gaine ICTA (Isolant Cintrable Transversalement Annelé) de diamètre 16 mm ou 20 mm ;
  • du fil électrique, section 1,5 mm² (bleu pour le neutre, vert-jaune pour la terre, et plutôt rouge pour la phase).

Il ne faut pas oublier qu’il sera nécessaire de protéger également votre tableau électrique. Pour ce faire, installez un interrupteur différentiel de 30 mA directement en tête de ligne, ainsi qu’un disjoncteur divisionnaire de calibre.

Quels sont les avantages d’installer un interrupteur de VMC ?

Si vous combinez un interrupteur à votre VMC, votre utilisation en sera facilitée. Le renouvellement de l’air sera plus en adéquation avec vos besoins.

En effet, un interrupteur de VMC vous permet de régler exactement la vitesse de ventilation comme vous le souhaitez : petite ou grande vitesse. De plus, cela vous donne l’opportunité de contrôler la VMC de façon centralisée.

Sur quel disjoncteur brancher une VMC ?

Le disjoncteur est votre protection contre les courts-circuits et les surcharges. C’est lui qui va couper l’électricité du circuit si un dysfonctionnement apparaît. Pour votre VMC, vous avez besoin d’un disjoncteur.

Attention, la sécurité ne s’arrête pas au disjoncteur : vous devez aussi prévoir un interrupteur différentiel de 30 mA de type AC.

L’installation de votre disjoncteur de VMC se passe alors en plusieurs étapes :

  • commencez par couper le courant avant de procéder à une quelconque intervention ;
  • introduisez le disjoncteur dans le rail de votre tableau électrique ;
  • coupez les fils de la longueur indispensable pour pouvoir raccorder correctement le disjoncteur ;
  • raccordez chaque borne en amont (sur le haut de votre disjoncteur), en sachant que chaque connexion se fait généralement à l’aide de peignes électriques. Chaque borne en amont peut recevoir des fils, avec un fil de phase et un neutre ;
  • raccordez ensuite chaque borne en aval (sur le bas du disjoncteur), en sachant que le fil bleu et le fil rouge sont à raccorder au circuit à protéger ;
  • il ne reste plus que le fil de terre (vert-jaune) à raccorder à sa borne.

Comment brancher une VMC hygroréglable ?

Si votre choix s’est plutôt porté sur une VMC simple flux hygroréglable, la première étape de votre installation consiste à mettre en place les entrées d’air dans les pièces de vie de votre habitation et les bouches d’extractions à l’intérieur des pièces de services. Si vous avez de grandes pièces, il est parfois recommandé de prévoir plusieurs entrées d’air pour assurer un service suffisant.

Les conduits de votre VMC peuvent être cachés au cœur d’un caisson, sur le haut d’un mur. Vous pouvez également les faire passer à l’intérieur des combles qui ne sont pas habités dans votre maison. Soyez vigilant avec une VMC hygroréglable, si vous prévoyez les conduits dans des combles non chauffés, pensez à les isoler.

Pour les conduits, il existe deux types de poses :

  • la pose en branche, avec différentes bouches qui peuvent être liées à un même conduit ;
  • la pose en pieuvre, où chaque bouche est liée directement à son caisson d’extraction.

Si vous avez des changements de direction, ayez un angle large. Les étranglements conduisent en général à une diminution du renouvellement d’air, ce qui peut vous exposer à des risques de condensations dans les conduits et entraîner le développement de moisissures ou de bactéries.

L’étape finale consiste à installer, dans les combles non habités de votre logement, le moteur de votre VMC hygroréglable. À défaut, vous pouvez aussi prévoir un placard pour espérer limiter les nuisances sonores. Le caisson d’extraction doit être placé dans un endroit facile d’accès et d’où il est possible de réaliser des réparations si nécessaire. L’air impur doit obligatoirement être dirigé vers l’extérieur grâce à une sortie sur le toit.

Dans les combles, le dispositif motorisé de votre VMC est au mieux suspendu au moyen d’une corde à la charpente, afin d’éradiquer les vibrations émises. Cet air ne doit jamais être rejeté à l’intérieur du logement, car il peut très bien contenir des polluants (par exemple, du monoxyde de carbone).

Il est tout à fait possible d’installer une VMC simple flux hygroréglable seul. Cependant, il est tout de même recommandé de faire appel à un professionnel, car un mauvais raccordement ou une simple fuite pourrait entraîner une surconsommation électrique, mais également une qualité d’air dégradée.

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Où placer la prise de l’interrupteur de VMC ?

Il n’y a pas de place idéale pour le commutateur. La plupart du temps, il est installé dans la cuisine, car c’est plus pratique, mais rien n’empêche d’en poser un dans les pièces humides, comme la salle de bain ou les toilettes.

Est-ce qu’une VMC simple flux ou double flux doit tourner en permanence ?

Une VMC ne doit jamais arrêter de fonctionner. Le fait de stopper son cycle pourrait entraîner un risque de moisissures à l’intérieur des gaines et engendrer des pathologies non désirées pour les habitants du logement. Le lieu où vous avez installé le groupe d’aspiration doit donc être réfléchi à l’avance pour ne pas générer de gêne sonore (et vous donner envie de l’éteindre).

Rassurez-vous, il est estimé que la puissance maximale d’une VMC oscille entre 20 et 40 watts (selon le modèle). Cela représente moins de 1 kW par jour, même si vous laissez tourner votre VMC en permanence, soit, environ 265 kWh chaque année.

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