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Quelle puissance de pompe à chaleur pour une maison ?

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Par Jean Dupont·Mis à jour le ·2 min de lecture

Réponse directe

Il n’existe pas de puissance unique : en Belgique, on la calcule par les déperditions de chaleur selon la NBN EN 12831-1, jamais avec un simple ratio W/m². Une maison de 100 m², 2,50 m de hauteur, coefficient 0,7 et température de base de -9 °C affiche environ 5,07 kWh de déperditions.

Maison en coupe avec pompe à chaleur air-eau : unité extérieure, tuyaux isolés rouge et bleu, ballon d'eau chaude, radiateurs et plancher chauffant.
La pompe à chaleur capte la chaleur de l’air et la distribue au ballon, aux radiateurs et au plancher chauffant.
  1. Unité extérieure avec ventilateur
  2. Tuyaux isolés rouge et bleu
  3. Ballon d’eau chaude
  4. Radiateurs
  5. Collecteur jaune
  6. Plancher chauffant
  7. Retour bleu le long du mur
  8. Maison en coupe

Un calcul de déperditions, pas un ratio au m²

En Belgique, la puissance d’une pompe à chaleur se déduit des déperditions calculées selon la NBN EN 12831-1. Les repères en W/m² ou W/m³ servent seulement à vérifier un ordre de grandeur : ils ne remplacent pas le calcul.

L’exemple classique : une maison de 100 m², 2,50 m de hauteur sous plafond, soit 250 m³, un coefficient de construction de 0,7, une température de base de moins 9 °C et 20 °C souhaités à l’intérieur. 250 x 0,7 x 29 = 5 075 watts, soit 5,07 kWh de déperditions à couvrir.

Eau chaude sanitaire, ventilation et chauffage d’appoint modifient ensuite la puissance à installer. Attention aussi aux anciennes chaudières de plus de 15 à 20 ans, souvent surdimensionnées : recopier leur puissance serait une erreur.

Repères

Le calcul de puissance d’une PAC en 4 chiffres

Volume à chauffer
250m³

Maison de 100 m² avec 2,50 m de hauteur sous plafond.

Coefficient de construction
0,7coefficient

Donnée liée aux matériaux, à l’isolation et aux déperditions.

Écart de température
29°C

20 °C à l’intérieur contre une température de base de moins 9 °C.

Déperditions à couvrir
5,07kWh

250 x 0,7 x 29 = 5 075 watts, le minimum à couvrir.

Buildwise, charge thermique NBN EN 12831-1 ; exemple de calcul repris de la guide Brainbox.

Monovalent ou bivalent : quelle part couvrir ?

Une PAC monovalente couvre seule 100 % des besoins. Une PAC bivalente s’appuie sur un appoint, électrique ou une chaudière : viser environ 80 % des déperditions suffit alors, soit 4,06 kWh dans notre exemple, l’appoint prenant le relais au pic de froid.

Trop puissante, la PAC enchaîne des cycles courts, consomme plus et s’use plus vite. Trop juste, elle laisse la maison froide par grand froid. Demandez donc un bilan thermique écrit, joint à l’offre, avant de commander.

Le raccordement électrique et la mise en service demandent un installateur qualifié ; faites vérifier l’installation par un organisme agréé avant de l’utiliser.

Température de base et réglages qui comptent

La température de base est la valeur la plus basse relevée cinq jours de suite sur trente ans dans votre région : les cartes climatiques belges la donnent. Plus elle descend, plus l’écart augmente et plus la PAC doit fournir.

Le rendement suit la température de départ : comptez un SCOP de 3,0 à 55 °C contre 4,2 à 35 °C pour une air/eau. Un plancher chauffant sous 45 °C favorise donc une puissance plus faible et une consommation réduite.

Côté réglages, 20 °C au séjour, 16 °C dans les chambres et 15 °C la nuit suffisent ; un degré de trop pèse 7 à 8 % sur la facture.

Jean Dupont

Conseiller Brainbox

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