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Comment fonctionne un groupe hydrophore ?

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Par Jean Dupont·Mis à jour le ·2 min de lecture

Réponse directe

Un groupe hydrophore, ou surpresseur avec réservoir, réunit une pompe de surface et un réservoir à vessie placé juste après le compteur d’eau. La pompe met l’eau sous pression, la vessie stocke cette pression et un pressostat arrête ou relance la pompe selon le puisage. Il sert quand la pression d’eau est insuffisante, par exemple en cas de puisage simultané ou d’eau de pluie.

Maquette en coupe d'un local technique présentant trois familles de pompes : pompe de surface avec by-pass, groupe hydrophore à réservoir à vessie et pompe immergée dans une cuve enterrée.
Trois familles de pompes côte à côte : surface, hydrophore et immergée.
  1. Pompe de surface
  2. By-pass avec vanne
  3. Manomètre
  4. Groupe hydrophore
  5. Réservoir à vessie
  6. Cuve enterrée en coupe
  7. Pompe immergée
  8. Flotteur de niveau

Une pompe, une vessie et un pressostat

Le groupe hydrophore est la version avec réservoir du surpresseur. Il réunit une pompe de surface, un réservoir à vessie qui régule débit et pression, et un pressostat, aussi appelé contacteur manométrique. La pompe aspire l’eau par un orifice d’aspiration raccordé au réseau ou à la citerne, puis la refoule vers la conduite principale de l’installation sanitaire.

L’ensemble se place en tête d’installation, juste après le compteur d’eau, sur une surface stable. Chaque canalisation reçoit une vanne d’arrêt et la conduite de refoulement un clapet anti-retour, pour éviter que l’eau ne revienne vers la pompe. En Belgique, le clapet anti-retour et la vanne après compteur font partie des éléments à prévoir côté privé.

Repères

Trois chiffres pour comprendre le groupe hydrophore

Pression de confort visée
3bars

Le réservoir à vessie maintient ce niveau ; le pressostat relance la pompe quand il baisse.

Seuil du réducteur
5bars au compteur

Au-delà, Buildwise recommande un réducteur de pression plutôt qu’une surpression.

Pression garantie au compteur
2 à 10bars en Wallonie

En dessous du besoin de l’installation, un groupe hydrophore prend le relais.

Brainbox, page guide sur la pression d’eau sanitaire ; SWDE et Buildwise.

Comment la pression est régulée

Au puisage, l’eau déjà comprimée dans la vessie alimente les robinets avant que la pompe ne redémarre. Le pressostat déclenche la pompe quand la pression descend et l’arrête quand le réservoir est plein : l’installation travaille par cycles courts, ce qui limite les à-coups et préserve la pompe.

Un modèle sans réservoir démarre à chaque prélèvement : pratique pour le jardinage, moins confortable pour une salle de bain ou plusieurs points d’eau en même temps. Le guide de Brainbox sur la pression d’eau situe le confort autour de 3 bars ; un réducteur peut ensuite ramener la pression entre 1,5 et 3,5 bars selon les appareils à protéger.

Quand le prévoir, et dans quel cadre

Un groupe hydrophore se justifie quand la pression au compteur ne suffit pas : nouvelle salle de bain, plusieurs puisages simultanés, récupération d’eau de pluie. En Wallonie, la pression garantie au compteur va de 2 à 10 bars ; à Bruxelles, Vivaqua annonce 2 à 10,5 bars. Au-delà de 5 bars, Buildwise recommande plutôt un réducteur de pression.

Le particulier peut poser lui-même la partie hydraulique, mais le raccordement électrique de la pompe touche à l’électricité : faites-le contrôler par un organisme agréé. Avant la mise en service, ouvrez tous les robinets en partant du plus éloigné et laissez couler quatre minutes. En Wallonie, le raccordement au réseau passe par le CertIBEau.

Jean Dupont

Conseiller Brainbox

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