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Comment protéger sa maison avec la domotique ?

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Par Jean Dupont·Mis à jour le ·2 min de lecture

Réponse directe

Protéger sa maison par la domotique repose sur trois couches : une alarme connectée qui vous alerte sur smartphone, des caméras ou détecteurs bien placés, et des scénarios de simulation de présence pour les volets, lampes et prises. En Belgique, une caméra intérieure chez un particulier reste hors des obligations de notification, mais elle ne peut pas filmer la voie publique. Brainbox dimensionne l’ensemble avec vous.

Maison en coupe avec salon et chambre : box domotique jaune au centre, thermostat, capteur, ampoule connectée, volet roulant motorisé, prise connectée, caméra, et smartphone au premier plan.
Une box centrale relie les objets de la maison et se pilote depuis le smartphone.
  1. Box domotique jaune
  2. Thermostat mural
  3. Capteur
  4. Ampoule connectée
  5. Volet roulant motorisé
  6. Prise connectée
  7. Caméra
  8. Smartphone de pilotage

Cadrer les caméras avant de les installer

La loi du 21 mars 2007 vise la prévention des infractions. Une personne physique qui filme l’intérieur de son habitation privée, à usage personnel ou domestique, n’a ni notification à faire à la police, ni registre à tenir, ni pictogramme à poser. C’est le cadre le plus simple, celui d’une caméra de salon ou de couloir.

Tout change si l’objectif déborde sur la rue ou chez le voisin. La Cour de justice de l’Union européenne (arrêt Ryneš, C-212/13) lit l’exemption domestique du RGPD de façon stricte : une caméra qui couvre même partiellement l’espace public n’est plus domestique. L’Autorité de protection des données peut sanctionner cet usage, et les images cachées sont interdites.

Comptez un mois de conservation maximum, sauf preuve d’une infraction.

Méthode

Trois étapes pour une maison protégée

  1. Délimiter le champ des caméras

    Intérieur et abords immédiats seulement, jamais la rue ni la propriété du voisin.

  2. Choisir un écosystème certifié

    Matter ou Z-Wave S2 imposent chiffrement et attestation de l’appareil, et le fabricant doit suivre les vulnérabilités.

  3. Faire contrôler le raccordement

    Nouveau circuit ou pose par le particulier : passage par un organisme agréé avant la mise en usage.

Brainbox, guide domotique et sécurité ; SPF Économie, contrôle des installations électriques.

Alarme, détecteurs, serrure : exiger du matériel suivi

Le règlement européen sur la cybersécurité (CRA) classe les alarmes et les serrures connectées parmi les produits importants, avec une évaluation de conformité plus stricte et des amendes pouvant atteindre 2,5 % du chiffre d’affaires mondial du fabricant. Depuis le 11 septembre 2026, les vulnérabilités doivent être notifiées ; en Belgique, le Centre pour la cybersécurité Belgique reçoit ces signalements.

Privilégiez des appareils certifiés Matter : le protocole impose le chiffrement AES-128 CCM, une attestation de l’appareil et une sécurité indépendante de celle du Wi-Fi. Attention, Matter ne couvre pas le stockage des enregistrements vidéo, souvent lié à un abonnement cloud. Pour le Wi-Fi, le WPA3 est exigé des appareils certifiés neufs depuis le 1er juillet 2020.

Raccorder sans sortir du cadre électrique

Ajouter un circuit dédié pour alimenter des caméras ou des actionneurs reste une modification importante : elle impose un contrôle par un organisme agréé avant la mise en usage. Une simple prise ajoutée sur un circuit existant ne demande pas de contrôle préalable, mais une description succincte, datée et signée, à conserver au dossier et à reporter sur le plan de position.

Si vous posez vous-même vos interrupteurs et détecteurs, faites valider le résultat par un organisme agréé avant la mise en usage.

Côté usage, la simulation de présence reste l’arme la moins chère : volets, lampes et téléviseur programmés donnent l’impression d’une maison habitée.

Jean Dupont

Conseiller Brainbox

Sources, consultées le 26 octobre 2026 :

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